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C'est quoi, un ETF ? Définition, fonctionnement et exemples

Elise DoretElise DoretDirectrice marketing et communication
8 minutes de lecture
2 octobre 2026
C'est quoi, un ETF ? Définition, fonctionnement et exemples

Jamais autant de Français n'ont investi dans les ETF. Plus de 1,1 million d'entre eux en ont acheté ou vendu en 2025 (AMF, 2026). Pourtant, seuls 10 % des personnes interrogées déclarent comprendre suffisamment ce qu'est un ETF pour envisager d'investir, contre 40 % pour une action (étude Lise × poll&roll, « Les Français et la Bourse », juin 2026).

C'est tout le paradoxe de ce placement : il est de plus en plus populaire, mais encore largement méconnu. Comment fonctionne un ETF ? Combien coûte-t-il ? Quels sont ses avantages et ses inconvénients ? On vous dit tout.

Qu'est-ce qu'un ETF ?

Un ETF (Exchange Traded Fund), aussi appelé fonds indiciel coté ou tracker, est un fonds d'investissement qui s'achète et se vend en Bourse, comme une action, et qui reproduit le plus souvent l'évolution d'un indice boursier.

Un indice boursier mesure l'évolution d'un ensemble d'actions, sélectionnées selon des règles précises : par exemple, les plus grandes entreprises d'un pays.

L'indice CAC 40 suit ainsi 40 des plus grandes sociétés cotées à Paris. L'indice S&P 500 suit 500 des plus grandes entreprises américaines. L'indice MSCI World, lui, regroupe 1 283 grandes et moyennes entreprises de 23 pays développés.

Un ETF est donc une sorte de panier d'actions, qui reproduit la performance d'un indice précis. Un ETF Nasdaq-100, par exemple, suit la hausse ou la baisse des 100 plus grandes sociétés non financières cotées sur le Nasdaq, la Bourse américaine réputée pour ses grandes entreprises de la tech.

Mais il existe des ETF sur presque tous les marchés, par exemple :

  • Une zone géographique : un ETF Euro Stoxx 50 suit 50 des plus grandes entreprises de la zone euro et un ETF MSCI Emerging Markets les grandes et moyennes entreprises des pays émergents.
  • Les petites entreprises : un ETF MSCI Europe Small Cap suit des sociétés européennes de plus petite taille.
  • Un secteur : un ETF MSCI World Health Care suit les entreprises de la santé des pays développés, un ETF MSCI World Energy celles de l'énergie et un ETF MSCI World Information Technology celles de la technologie.
  • Des critères extra-financiers : certains ETF ne retiennent que des entreprises qui respectent des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), par exemple un ETF MSCI World SRI. Ils s'adressent aux épargnants qui souhaitent que leurs placements reflètent leurs convictions.

Selon l'indice suivi, un seul ETF peut ainsi représenter quelques dizaines de titres comme plusieurs milliers.

Prenons un exemple chiffré. Imaginons un indice qui regroupe 100 entreprises. En achetant une part d'un ETF qui suit cet indice, l'investisseur n'achète pas une action de chacune de ces entreprises. Il achète une part d'un fonds qui, lui, est exposé à l'ensemble des 100 entreprises. Si l'indice gagne 5 % sur l'année, l'ETF gagne environ 5 % (moins ses frais). S'il perd 10 %, l'ETF perd environ 10 %.

Enfin, juridiquement, un ETF n'est pas une action. C'est une part d'un organisme de placement collectif, autrement dit d'un fonds (Code monétaire et financier, article L. 211-1). En Europe, la plupart des ETF sont des OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières), soumis à une directive européenne qui leur impose des règles strictes de diversification et de protection des investisseurs.

Les ETF : un actif qui a la cote

Jamais les ETF n'ont attiré autant d'argent, ni autant d'investisseurs. Dans le monde, les sommes placées dans les ETF ont atteint le record de 23 090 milliards de dollars fin juin 2026, en hausse de 16,3 % depuis le début de l'année. On compte plus de 17 000 ETF, cotés sur 85 places boursières dans 66 pays (ETFGI, 2026).

L'Europe suit le mouvement. Au premier semestre 2026, les ETF cotés en Europe ont attiré 265,65 milliards de dollars de nouveaux investissements, un record, contre 176,09 milliards sur la même période de 2025. Au total, 3 740 milliards de dollars y sont désormais placés (ETFGI, 2026).

En France, ce sont les particuliers qui portent cette dynamique. En 2025, plus de 1,1 million de Français ont réalisé au moins une transaction sur un ETF, contre 607 000 en 2024, soit une hausse de 83 % en un an. En cinq ans, leur nombre a presque été multiplié par cinq : ils n'étaient que 223 000 en 2020. Le nombre de transactions a lui aussi plus que doublé, passant de 6 millions en 2024 à 14,4 millions en 2025 (AMF, 2026).

La tendance se poursuit en 2026. Au premier semestre, environ 900 000 particuliers ont acheté ou vendu des ETF au cours de chaque trimestre, et le nombre de nouveaux investisseurs en ETF a atteint son plus haut niveau depuis 2018 (AMF, 2026).

Les ETF ont aussi profité d'un défenseur célèbre : Warren Buffett, l'un des investisseurs les plus réputés au monde. Depuis des années, il recommande aux particuliers, dans ses lettres aux actionnaires de sa société Berkshire Hathaway, de privilégier un fonds indiciel à bas coût qui suit le S&P 500, plutôt que de payer des gérants actifs.

Il a même remporté un pari de dix ans, de 2008 à 2017, contre des fonds spéculatifs, en misant sur un fonds de ce type. Son argument : sur la durée, très peu de gérants parviennent à battre leur indice. Les chiffres lui donnent largement raison. En Europe, 97 % des fonds d'actions gérés activement ont fait moins bien que leur indice de référence sur dix ans (S&P Dow Jones Indices, 2026). Un constat qui ne préjuge pas, bien sûr, des performances futures.

Ce succès n'est donc pas un hasard : les ETF permettent de diversifier son épargne en une seule opération, souvent à moindre coût, sans avoir besoin de connaître chaque entreprise sur le bout des doigts.

D'où viennent les ETF ?

C'est d'ailleurs pour cette simplicité que les ETF ont été conçus : permettre d'investir dans tout un indice boursier en une seule opération, et de l'acheter ou le vendre à tout moment de la séance, à un prix affiché en temps réel, comme une action.

Les fonds indiciels existaient déjà depuis les années 1970. L'Américain Jack Bogle, fondateur de la société de gestion Vanguard, avait lancé le premier en 1976. Mais ces fonds ne pouvaient s'acheter ou se vendre qu'une fois par jour. Le premier produit indiciel coté en Bourse apparaît en 1990, à Toronto, au Canada. Trois ans plus tard, en 1993, l'Américain Nathan Most lance le premier ETF aux États-Unis, sur l'indice S&P 500.

Les ETF arrivent en Europe en 2000, puis à la Bourse de Paris début 2001, avec un premier ETF sur le CAC 40. Pendant des années, ils restent surtout utilisés par les professionnels, avant de séduire massivement les particuliers.

Quels sont les avantages d'un ETF ?

Un ETF, de par son fonctionnement, présente trois grands avantages : il répartit le risque, il simplifie l'investissement et il coûte en général moins cher qu'un fonds classique.

Le risque, d'abord. Si une entreprise du panier traverse une crise, la perte est diluée dans l'ensemble. Par exemple, si une entreprise qui pèse 1 % d'un indice voit son cours chuter de moitié, celui qui ne détenait qu’une action de cette société perd 50 %, alors que l'investisseur en ETF ne perd, de fait, qu'environ 0,5 %.

La simplicité, ensuite. Pas besoin de choisir les entreprises une par une, ni de suivre leurs résultats : on choisit un marché. Avec un ETF CAC 40, par exemple, on investit en une seule fois dans 40 des plus grandes sociétés cotées à Paris.

Le coût, enfin. Un fonds classique est géré activement par un professionnel qui sélectionne lui-même les titres. Un ETF, lui, se contente de reproduire un indice, sans avoir à faire ce travail : c'est ce qu'on appelle la gestion passive. Ses frais en sont logiquement réduits.

Quels sont les inconvénients d'un ETF ?

La diversification a son revers : si un ETF dilue les pertes d'une entreprise en difficulté, il dilue aussi logiquement la performance d'une entreprise en plein boom. Celle-ci ne pèse qu'une petite part de l'indice et son succès se remarque forcément moins dans la performance de l'ETF. De fait, un ETF fait très rarement mieux que son indice.

Il ne le reproduit d'ailleurs pas toujours à la perfection. Ses frais, ou la difficulté à répliquer certains indices très larges, créent un léger décalage entre sa performance et celle de l'indice, appelé écart de suivi (tracking error). Cet écart est en général faible, mais il varie d'un ETF à l'autre.

Acheter un ETF, c'est aussi renoncer à une partie des droits de l'actionnaire. Comme on ne détient pas directement les actions du panier, on ne vote pas aux assemblées générales des entreprises et on ne participe pas à leurs décisions. Les dividendes, eux, sont perçus par le fonds qui les reverse ou les réinvestit selon qu'il est distribuant ou capitalisant.

Dernier point d’attention : l'illusion de la diversification. Détenir plusieurs ETF ne veut pas dire être mieux diversifié. Apple, Microsoft ou Nvidia, par exemple, figurent à la fois dans le MSCI World, le S&P 500 et le Nasdaq-100. Un investisseur qui détient ces trois ETF croit répartir son argent alors qu'il investit en réalité plusieurs fois dans les mêmes entreprises.

Comment fonctionne un ETF ?

Le fonctionnement d'un ETF repose sur deux mécanismes : la façon dont il reproduit son indice et la façon dont il s'échange en Bourse.

Comment un ETF reproduit-il son indice ?

Il existe deux méthodes, appelées « réplication ».

Réplication physique

Avec la réplication physique, l'ETF achète réellement les actions qui composent l'indice, dans les mêmes proportions. Si une entreprise pèse 10 % de l'indice, par exemple, l'ETF consacre environ 10 % de son argent à ses actions. Quand la composition de l'indice change, par exemple quand une entreprise y entre ou en sort, l'ETF ajuste ses achats et ses ventes pour continuer à le suivre.

Pour les indices très larges, qui comptent des centaines ou des milliers de sociétés, acheter chacune d'elles serait coûteux et compliqué. L'ETF peut alors se contenter d'acheter une sélection représentative, choisie pour évoluer de la même façon que l'indice.

Réplication synthétique

Avec la réplication synthétique, l'ETF n'achète pas les actions de l'indice qu'il suit. Il achète d'autres actions, puis conclut avec une banque un contrat d'échange, appelé swap : l'ETF cède à la banque la performance de ses propres actions et la banque lui verse en échange celle de l'indice suivi.

Prenons un exemple : un ETF S&P 500 synthétique détient des actions d'entreprises européennes. Sur l'année, ces actions gagnent 3 %, alors que le S&P 500 gagne 8 %. Grâce au swap, l'ETF reçoit bien les 8 % du S&P 500 et c'est cette performance que touche l'investisseur.

Ce mécanisme a un intérêt pratique en France : il permet de loger dans un PEA un ETF qui suit un indice américain. Le PEA n'accepte en effet que des fonds investis au moins à 75 % en actions d'entreprises européennes. Un ETF S&P 500 synthétique respecte cette règle, puisqu'il détient bien des actions européennes, tout en offrant à l'investisseur la performance des entreprises américaines.

Pourquoi les ETF « swappés » ont-ils fait polémique en France ?

Le mécanisme du swap, qui permet de loger dans un PEA un ETF S&P 500 ou MSCI World, a été remis en cause à l'été 2026. Selon une note des principales organisations professionnelles de la finance, datée du 24 juillet et rendue publique mi-août, le Trésor envisageait d'exclure ces fonds du PEA, par une mesure du budget 2027.

Le débat avait été ouvert quelques mois plus tôt au Sénat, où ces ETF étaient critiqués pour ne pas financer l'économie française et européenne, alors que c'est la vocation du PEA.

Face à l'inquiétude des épargnants, le gouvernement a fait marche arrière. Le 26 août, David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics, a annoncé que le gouvernement ne proposerait « pas de mesure visant à exclure les ETF swappés » du PEA, ni à en modifier les conditions d'éligibilité. Le sujet pourrait toutefois revenir lors de l'examen du budget 2027 au Parlement, si des députés ou des sénateurs déposent un amendement.

Comment un ETF s'échange-t-il en Bourse ?

Comme une action, un ETF s'achète et se vend en Bourse pendant les heures de cotation, à un prix qui évolue tout au long de la journée. Des intermédiaires spécialisés, appelés teneurs de marché, proposent en permanence des prix d'achat et de vente, afin que les investisseurs trouvent plus facilement une contrepartie. Ils veillent aussi à ce que le prix de l'ETF reste proche de la valeur de son indice.

Quels sont les différents types d'ETF ?

Au-delà de l'indice suivi, les ETF se distinguent selon trois critères.

  • Le type d'actifs : la plupart des ETF suivent des indices d'actions, mais il en existe aussi sur les obligations ou sur les matières premières.
  • La gestion des dividendes : un ETF distribuant verse régulièrement aux investisseurs les revenus perçus par le fonds, comme les dividendes. Un ETF capitalisant les réinvestit automatiquement dans le fonds.
  • La gestion du risque de change : quand un ETF suit un indice étranger, comme le S&P 500, sa valeur en euros dépend aussi du cours de la devise. Par exemple, si les actions américaines restent stables mais que le dollar perd 10 % face à l'euro, un investisseur européen perd environ 10 % en euros. Un ETF dit « couvert » (hedged) utilise des contrats financiers pour limiter cet effet. En contrepartie, ses frais sont un peu plus élevés et il ne profite pas non plus d'une hausse du dollar.

Comment acheter un ETF et combien coûte-t-il ?

Un ETF s'achète comme une action : on ouvre un compte-titres ordinaire (CTO) ou un plan d'épargne en actions (PEA) chez une banque ou un courtier en ligne, puis on passe un ordre de Bourse. Chaque ETF est identifié par un code unique à douze caractères, le code ISIN, qui permet de le retrouver sans erreur.

Quels sont les frais d’un ETF ?

Un ETF entraîne deux types de frais. Les frais de gestion, souvent appelés frais courants ou TER (Total Expense Ratio), se situent généralement entre 0,05 % et 0,30 % par an (Les clés de la banque, 2026). Ils ne sont jamais facturés directement à l'investisseur : ils sont prélevés automatiquement sur la valeur du fonds, au fil de l'année et se retrouvent donc déduits de sa performance.

Par exemple, si l'indice suivi gagne 8 % sur l'année et que l'ETF prélève 0,30 % de frais, sa performance sera d'environ 7,7 %. Ces frais sont indiqués dans le document d'informations clés (DIC) de chaque ETF que l'intermédiaire doit fournir avant tout achat.

Les frais de courtage, eux, sont bien visibles. Comme pour une action, l'intermédiaire facture une commission à chaque achat et à chaque vente, débitée directement du compte au moment de l'opération. Son montant dépend de l'intermédiaire choisi.

Quelle est la fiscalité d’un ETF ?

Les règles sont celles des actions. Sur un CTO, les gains sont imposés par défaut au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (Service Public, 2026). Sur un PEA ouvert depuis au moins 5 ans, seuls les prélèvements sociaux, de 18,6 %, restent dus (impots.gouv.fr, 2026).

Un ETF n'est éligible au PEA que s'il est investi au moins à 75 % en actions d'entreprises européennes (ministère de l'Économie, 2025). C'est le cas de certains ETF synthétiques qui suivent des indices mondiaux ou américains, grâce au mécanisme du swap.

Le choix entre ETF distribuant et capitalisant a aussi un effet fiscal. Sur un CTO, les revenus versés par un ETF distribuant sont imposés chaque année. Avec un ETF capitalisant, ils sont réinvestis dans le fonds, et l'impôt n'est dû qu'au moment de la vente, sur la plus-value.

Qui achète des ETF ?

Les acheteurs d'ETF sont d'abord plus jeunes que la moyenne des investisseurs. Leur âge moyen est passé de 41 à 38 ans entre fin 2024 et fin 2025 (AMF, 2026). Les jeunes sont d'ailleurs les plus nombreux à penser spontanément aux ETF quand on évoque la Bourse : 29 % les citent, contre 20 % des seniors (étude Lise × poll&roll, « Les jeunes et la Bourse », août 2026).

Ils investissent aussi de petits montants. Au deuxième trimestre 2026, la transaction médiane en ETF était de 95 €, contre 102 € trois mois plus tôt (AMF, 2026).

Ils passent enfin de plus en plus par des prestataires installés ailleurs en Europe. En 2025, 34 % des investisseurs français en ETF sont passés en moyenne par un prestataire établi dans un autre pays de l'Union européenne, contre 21 % en 2024. C'est même le cas de près d'un nouvel investisseur en ETF sur deux (49 %) (AMF, 2026).

L'essor des ETF concerne surtout les moins de 50 ans, et l'AMF n'observe pas, dans cette tranche d'âge, de différence de comportement entre hommes et femmes (AMF, 2025).

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un ETF et une action ?

Une action représente une part d'une seule entreprise et donne en principe un droit de vote et un éventuel dividende. Un ETF regroupe des dizaines, voire des centaines d'entreprises, sans donner de droit de vote sur elles. Les deux s'achètent et se vendent en Bourse, à tout moment de la séance.

Quelle est la différence entre un ETF et un fonds classique ?

Les deux permettent d'investir dans un panier de titres. Mais un fonds classique est géré activement par un professionnel, qui choisit les titres pour tenter de faire mieux que le marché, et il ne s'échange en général qu'une fois par jour. Un ETF se contente de reproduire un indice, s'échange en continu en Bourse et coûte en général nettement moins cher : les frais annuels d'un fonds actif se situent souvent entre 1,5 % et 1,8 % (Les clés de la banque, 2026).

Quelle est la différence entre un ETF et un ETN ?

Un ETF est un fonds, soumis aux règles européennes de diversification et de protection des investisseurs. Un ETN (Exchange Traded Note) est un titre de créance, émis par un établissement financier qui s'engage à verser la performance d'un indice ou d'un actif. Il n'est pas soumis à ces règles et peut suivre un seul actif, comme une matière première ou un crypto-actif. Si l'émetteur fait défaut, l'investisseur peut perdre son argent.

Peut-on perdre tout son argent avec un ETF ?

Oui, une perte importante est possible. Un ETF suit son indice et si celui-ci chute fortement, la valeur de l'ETF chute d'autant, parfois durablement. Une perte totale supposerait en revanche que toutes les entreprises de l'indice perdent l'intégralité de leur valeur, ce qui est très improbable pour un ETF largement diversifié.

Peut-on investir de petites sommes dans un ETF ?

Oui. Il suffit d'acheter une seule part, dont le prix varie selon les ETF, de quelques euros à plusieurs centaines d'euros. Certains intermédiaires proposent aussi d'acheter des fractions de parts, ou des versements programmés, pour investir une petite somme à intervalles réguliers. Pour les fractions, il est nécessaire de lire la documentation de l'offre : selon les cas, l'investisseur ne détient pas toujours directement la part de l'ETF. Attention aussi aux frais de courtage : quand ils comportent un montant minimum par ordre, ils pèsent proportionnellement plus lourd sur de petites sommes.

Sources

  • Lise × poll&roll : Les Français et la Bourse, une culture financière encore trop limitée (10 % des Français comprennent suffisamment ce qu'est un ETF pour investir, contre 40 % pour une action, juin 2026), lise.com/blog/etude-exclusive-lise-les-francais-et-la-bourse-une-culture-financiere-encore-trop-limitee
  • AMF : La Bourse séduit un nombre record d'investisseurs particuliers en 2025 (1,1 million d'investisseurs en ETF, +83 %, 223 000 en 2020, 14,4 millions de transactions, 2026), amf-france.org/fr/actualites-publications/communiques/communiques-de-lamf/la-bourse-seduit-un-nombre-record-dinvestisseurs-particuliers-en-2025
  • MSCI : fiche de l'indice MSCI World (1 283 entreprises de 23 pays développés, juin 2026), msci.com/documents/10199/cad25553-6265-4a1b-9942-cb5be891015d
  • ETFGI : encours mondiaux des ETF (23 090 milliards de dollars fin juin 2026, plus de 17 000 ETF, 2026), etfgi.com/news/press-releases/2026/07/etfgi-reports-global-etf-industry-reaches-record-us2309-trillion-ytd
  • ETFGI : collecte record des ETF en Europe (265,65 milliards de dollars au premier semestre 2026, 3 740 milliards d'encours, 2026), etfgi.com/news/press-releases/2026/07/etfgi-reports-etf-industry-europe-gathered-record-us26565-billion-net
  • AMF : Le nombre d'investisseurs particuliers sur les marchés atteint un nouveau record au premier semestre 2026 (900 000 investisseurs en ETF par trimestre, record de nouveaux investisseurs depuis 2018, 2026), amf-france.org/fr/actualites-publications/actualites/le-nombre-dinvestisseurs-particuliers-sur-les-marches-atteint-un-nouveau-record-au-premier-semestre
  • S&P Dow Jones Indices : SPIVA Europe Year-End 2025 (97 % des fonds d'actions actifs en Europe sous-performent leur indice sur dix ans, 2026), indexologyblog.com/tag/spiva
  • AMF : Tableau de bord des investisseurs particuliers actifs n° 21 (âge moyen de 38 ans, recours aux prestataires européens, mars 2026), amf-france.org/sites/institutionnel/files/private/2026-03/tb-investisseurs_n21-vdef__0.pdf
  • Lise × poll&roll : Les jeunes et la Bourse (29 % des jeunes citent les ETF, contre 20 % des seniors, août 2026), lise.com/blog/jeunes-et-la-bourse-etude-2026
  • Tout sur mes finances : tableau de bord de l'AMF du 23 septembre 2026 (transaction médiane en ETF de 95 € au deuxième trimestre 2026, 2026), toutsurmesfinances.com/actualites/?p=2087
  • AMF : Tendances de l'activité des investisseurs particuliers par sexe et par âge (essor des ETF chez les moins de 50 ans, juin 2025), amf-france.org/sites/institutionnel/files/private/2025-07/an_20250603-etude-clientele-detail-vfinale.pdf
  • Les clés de la banque (Fédération bancaire française) : ETF, définition et fonctionnement (réplication physique et synthétique, frais de 0,05 % à 0,30 %, fonds actifs entre 1,5 % et 1,8 %, 2026), lesclesdelabanque.com/particulier/etf-definition-fonctionnement
  • Gestion de Fortune : Exclusion des swaps dans le PEA, le gouvernement recule (déclaration de David Amiel du 26 août 2026, 2026), gestiondefortune.com/gestion-d-actifs/rubriques-gestion-d-actifs/actualites/13282-exclusion-des-swaps-dans-le-pea-le-gouvernement-recule.html
  • AMF : Ce qu'il faut savoir sur les ETF avant d'investir (écart de suivi, risques, 2026), amf-france.org/fr/espace-epargnants/comprendre-les-produits-financiers/placements-collectifs/trackers-etf
  • AMF : obligations des distributeurs pour la commercialisation des placements collectifs (remise du document d'informations clés avant toute souscription, applicable aux ETF, 2025), amf-france.org/fr/actualites-publications/actualites/lamf-rappelle-aux-distributeurs-leurs-obligations-concernant-la-commercialisation-des-placements
  • Service Public Entreprendre : passage du PFU de 30 % à 31,4 % au 1er janvier 2026, entreprendre.service-public.gouv.fr/actualites/A18796
  • impots.gouv.fr : fiscalité des retraits du PEA (exonération d'impôt sur le revenu après 5 ans, 18,6 % de prélèvements sociaux, 2026), impots.gouv.fr/particulier/questions/jai-un-plan-depargne-en-actions-pea-les-retraits-sont-ils-imposables
  • Ministère de l'Économie : Qu'est-ce que le PEA ? (fonds investis au moins à 75 % en actions européennes, 2025), economie.gouv.fr/particuliers/gerer-mon-argent/gerer-mon-budget-et-mon-epargne/quest-ce-que-le-plan-depargne-en-actions-pea

En bref

Un ETF est un fonds coté en Bourse, qui reproduit le plus souvent l'évolution d'un indice, comme le CAC 40. En une seule opération, il permet d'investir dans des dizaines, voire des centaines d'entreprises, avec des frais en général réduits. Ce n'est pas pour autant un placement sans risque : si l'indice baisse, l'ETF baisse aussi.

En chiffres

  • 23 090 milliards de dollars : c'est le montant placé dans les ETF dans le monde fin juin 2026
  • 83 % : c'est la hausse du nombre de Français ayant réalisé une transaction sur un ETF entre 2024 et 2025
  • Près de 5 fois plus de Français ont investi en ETF en 2025 qu'en 2020
  • 95 € : c'est le montant médian d'une transaction en ETF réalisée par un particulier en France, au deuxième trimestre 2026
  • 0,05 % à 0,30 % par an : c'est le niveau habituel des frais de gestion d'un ETF