Étude exclusive Lise - “Les Français et la Bourse : une culture financière encore trop limitée”
- 66 % des Français n'ont jamais investi en Bourse
- 56 % ne sauraient pas concrètement par où commencer pour investir
- 30% des Français pointent le manque de connaissance et de compréhension
comme le premier frein à l’investissement en bourse - 37 % associent spontanément la Bourse aux géants américains contre
seulement 24 % qui pensent aux PME et ETI françaises
Alors que l'introduction en bourse de SpaceX a fait la une des médias du monde entier, les Français restent, eux, massivement à l'écart des marchés financiers. Lise (Lightning Stock Exchange), la nouvelle bourse française, publie son étude « Les Français et la Bourse : une culture financière encore trop limitée ». Menée auprès de 1 000 répondants, l'enquête met en lumière un paradoxe très français : un rapport éloigné à la bourse et à son fonctionnement. 66 % des personnes sondée n’ont d’ailleurs jamais investi en Bourse. Derrière cette prudence se dessine un enjeu plus large d’éducation financière. Dès lors, comment aider les Français à mieux comprendre les marchés, à dépasser la peur du risque et à reprendre la main sur leur épargne ?
« Pendant que SpaceX boucle la plus grande introduction en Bourse de l'histoire en réservant 30 % de son offre aux particuliers, deux Français sur trois n'ont jamais mis un pied en Bourse. Un problème de culture financière qui pénalise nos entreprises, alors que les Français détiennent près de 6 000 milliards d'euros d'épargne. Tant que rien ne change, notre épargne continuera de financer la souveraineté des autres. » déclare Mark Kepeneghian, CEO de Lise.
Un manque alarmant de connaissances et de culture financière
Multiplication des plateformes d’investissement, contenus pédagogiques en ligne, livres de vulgarisation, conseils sur les réseaux sociaux... En théorie, il n’a jamais été aussi simple d’investir en bourse mais l’étude révèle qu’une majorité de Français se sentent encore perdus dans les démarches relatives à l’investissement. Ouvrir un compte, choisir le support, démarche à effectuer, montant minimum à prévoir : 32 % disent ne « pas du tout » savoir comment investir concrètement, et 24 % supplémentaires répondent « non, pas vraiment ».
Au total, 56 % ne se sentent pas en capacité d'investir en bourse, quand 16 % seulement s'estiment « tout à fait » prêt
Autre enseignement : les jeunes semblent avoir pris un véritable virage culturel face à l’investissement. Les 18-34 ans sont ceux qui se sentent les plus à l'aise pour se lancer puisqu'ils sont 52 % à déclarer savoir comment commencer. Un sentiment qui décroît nettement avec l'âge : ils ne sont plus que 40 % chez les 35-49 ans, 30 % chez les 65 ans et plus, et à peine 29 % chez les 50-64 ans qui disposent pourtant du plus grand patrimoine.
Des freins psychologiques renforcés par une mauvaise compréhension des supports C'est la peur, mais aussi le manque de compréhension, qui empêchent les Français d'investir en Bourse : 70 % d'entre eux jugent que « c'est trop risqué ». Même si le frein du risque domine, il ne dit pas tout. Juste derrière, 30 % des Français pointent le manque de connaissance et de compréhension comme premier frein à l'investissement en Bourse. Un déficit de maîtrise des fondamentaux que confirme l'étude, à commencer par l'IPO : alors que le terme est aujourd'hui partout, seuls 17 % comprennent suffisamment ce qu'est une introduction en Bourse pour y participer. Un constat qui s'étend à l'ensemble du vocabulaire financier : moins d’un Français sur deux (40 %) déclarent comprendre suffisamment ce qu'est une « action » pour investir, un chiffre qui tombe à 21 % pour le PEA, 18 % pour les obligations et 10 % pour les ETF.
PME et ETI : des valeurs qui ne sont pas un réflexe d'investissement.
Interrogés sur ce qu'il est possible d'acheter en bourse, les Français citent d'abord les grands noms. Près de 45 % mentionnent spontanément les grandes capitalisations européennes (LVMH, TotalEnergies, Airbus) juste devant les géants américains (37 %). Les PME et ETI arrivent loin derrière, avec seulement 24 % des réponses. Plus d'un Français sur quatre (26 %) reconnaît par ailleurs ne pas savoir du tout dans quoi il est possible d'investir.
Le constat est sans appel : dans l'imaginaire collectif, la bourse reste avant tout associée aux grandes capitalisations.
« La souveraineté ne se décrète pas : elle se finance. La France a l'épargne, les talents et les entreprises stratégiques. Ce qui lui manque, c'est l'accès et la compréhension. Notreconviction chez Lise, c'est qu'un particulier doit pouvoir accéder au marché primaire au même moment, au même prix et avec la même priorité qu'un institutionnel. C'est maintenant qu'il faut
bâtir ce chaînon manquant » poursuit Mark Kepeneghian, CEO de Lise.
Méthodologie
Étude réalisée pour Lise par poll&roll, en ligne du 11 au 15 juin 2026, auprès d'un échantillon national de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française (méthode des quotas).