Investir dans les PME en Bourse en 2026 : comment faire ?

Quand on parle d’investir en Bourse, on pense d’abord aux grandes entreprises du CAC 40 ou du S&P 500. Pourtant, la Bourse ne se limite pas à ces géants. De nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) y sont aussi cotées, sur des marchés qui leur sont dédiés. Et n’importe quel particulier peut en devenir actionnaire.
Comme pour les grandes entreprises, il suffit d’un compte-titres ordinaire (CTO) ou d’un PEA. Investir dans les PME a toutefois ses particularités : des marchés spécifiques, des avantages fiscaux et des questions de conviction. Comment investir dans les PME en Bourse ? Où trouver ces entreprises ? Pourquoi investir dans les PME ? Éléments de réponse.
Qu’est-ce qu’une PME cotée en Bourse ?
Une PME, ou petite et moyenne entreprise, est une entreprise de moins de 250 salariés. Son chiffre d’affaires ne dépasse pas 50 M€ ou son total de bilan ne dépasse pas 43 M€. Cette définition, utilisée par l’Insee, est fixée par un décret de 2008.
Au-delà, on parle d’entreprise de taille intermédiaire (ETI). Une ETI emploie moins de 5 000 salariés. Son chiffre d’affaires ne dépasse pas 1,5 Md€ ou son total de bilan ne dépasse pas 2 Md€. Enfin, les entreprises encore plus grandes sont appelées… grandes entreprises.
Les PME pèsent lourd dans l’économie française. En 2023, on en comptait environ 175 000, sans compter les microentreprises, ces très petites structures de moins de 10 salariés. Elles employaient 29 % des salariés et réalisaient 23 % de la valeur ajoutée des entreprises (Insee, 2025).
Une PME cotée est une PME dont les actions s’échangent en Bourse. Son entrée en Bourse lui permet de lever des fonds auprès de nouveaux investisseurs. En contrepartie, elle doit publier régulièrement ses comptes, pour que les investisseurs puissent suivre son activité.
Sur les marchés, pourtant, on ne classe pas les sociétés selon leur nombre de salariés. On les classe selon leur capitalisation, c’est-à-dire la valeur totale de leurs actions. Sur le marché réglementé d’Euronext Paris, elles sont réparties en trois compartiments : A pour les sociétés de plus de 1 Md€ de capitalisation, B pour celles entre 150 M€ et 1 Md€, C pour celles de moins de 150 M€.
On parle aussi de small caps pour les petites capitalisations et de mid caps pour les moyennes. Pour un investisseur, c’est donc la capitalisation qui compte : c’est elle qui détermine le compartiment d’une société sur le marché réglementé et son éligibilité au PEA-PME.
Pourquoi investir dans les PME ?
Investir dans les PME permet d’abord de diversifier son portefeuille. Pour réduire le risque de perte, le premier bon réflexe est de « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier », comme le rappelle l’AMF. Avec les PME, on continue d’investir en actions, en complément des géants du CAC 40 ou du S&P 500.
C’est aussi une façon d’accompagner une entreprise en développement. Quand on investit dans une PME qui lève des fonds, lors d’une introduction en Bourse ou d’une augmentation de capital, l’argent finance directement ses projets : recrutements, nouveaux équipements, innovation. Au premier semestre 2026, les sociétés cotées sur Euronext Growth ont ainsi levé 166 M€ à travers 21 augmentations de capital ouvertes en priorité à leurs actionnaires.
Investir en PME est également un investissement de conviction, parfois plus encore qu’avec une grande entreprise. Une PME est plus proche : on peut connaître son territoire, ses dirigeants ou ses produits, et lors d’une levée de fonds, son argent finance directement ses projets. On peut choisir une entreprise pour soutenir sa région, un secteur ou un savoir-faire. Certains investisseurs s’intéressent par exemple à la base industrielle et technologique de défense (BITD), qui regroupe neuf grands groupes et plus de 4 000 PME et ETI. D’autres privilégient les entreprises solidaires d’utilité sociale (ESUS), dont l’activité poursuit avant tout une mission d’utilité sociale.
Enfin, investir dans les PME peut ouvrir droit à des avantages fiscaux. Les gains réalisés dans un PEA-PME sont exonérés d’impôt sur le revenu après cinq ans, hors prélèvements sociaux. Souscrire à la levée de fonds d’une PME peut aussi donner droit à l’IR-PME, une réduction d’impôt de 18 % des sommes investies. Ce taux monte à 25 % pour les ESUS, jusqu’au 31 décembre 2027.
Sur quels marchés investir dans les PME en France ?
En France, les PME cotées se répartissent entre plusieurs marchés. Trois d’entre eux sont gérés par Euronext, la société qui exploite la Bourse de Paris. Le premier porte simplement le nom d’Euronext : c’est le marché principal. Fin 2025, il comptait 339 sociétés. Parmi elles, 137 grandes sociétés, dont celles du CAC 40, étaient classées dans le compartiment A. Les 202 autres étaient des PME et des ETI, classées dans les compartiments B et C.
Les deux autres marchés, Euronext Growth et Euronext Access, sont pensés pour des sociétés plus petites. Ils en comptaient 400 à eux deux : 258 sur Euronext Growth et 142 sur Euronext Access. Depuis avril 2026, une nouvelle Bourse dédiée aux PME et aux ETI s’y ajoute : Lise, qui a accueilli sa première société.

Euronext est un marché réglementé, dont les règles découlent du droit européen. Euronext Growth et Euronext Access sont des systèmes multilatéraux de négociation (SMN), qu’on appelle aussi marchés non réglementés : Euronext en fixe les règles, plus souples, en particulier sur l’information que les sociétés doivent publier. Lise est un système multilatéral de négociation organisé (SMNO), supervisé par l’AMF, qui fixe ses propres règles de fonctionnement.
Euronext, le marché principal
Euronext a les critères d’entrée les plus exigeants. Une société doit présenter trois années de comptes certifiés par un commissaire aux comptes. Au moins 25 % de son capital doit être proposé au public, ou au moins 5 % si cela représente 5 M€ ou plus. C’est ce qu’on appelle le flottant : la part des actions qui peut s’échanger librement en Bourse. Elle doit aussi publier un prospectus approuvé par l’AMF.
Une fois cotée, elle publie ses comptes annuels dans les quatre mois qui suivent la fin de son exercice. Elle publie aussi un rapport semestriel dans les trois mois. Les sociétés y sont classées en trois compartiments selon leur capitalisation : A au-delà de 1 Md€, B de 150 M€ à 1 Md€, C en dessous de 150 M€.
Euronext Growth, le marché des PME en croissance
Sur Euronext Growth, les critères sont allégés. Une société doit présenter deux années de comptes certifiés et avoir un flottant d’au moins 2,5 M€. Elle doit aussi être accompagnée d’un listing sponsor, un conseil qui l’aide à préparer son entrée en Bourse puis à respecter ses obligations.
Pour une offre au public de plus de 12 M€, elle publie un prospectus approuvé par l’AMF. En dessous de ce montant, un document d’information plus court suffit. Une fois cotée, elle publie ses comptes annuels et semestriels et c’est Euronext, et non l’AMF, qui vérifie cette publication.
Euronext Access, le marché des jeunes entreprises
Euronext Access a remplacé le Marché libre en 2017. Ses critères d’admission sont les plus légers. Une société doit présenter deux années de comptes, sans obligation de certification. Aucun montant minimum d’actions proposées au public n’est exigé et elle doit seulement être accompagnée d’un listing sponsor pour son entrée. Une fois cotée, elle publie ses comptes annuels, sans obligation de rapport semestriel. Ses actions ne sont pas cotées en continu : les ordres sont exécutés deux fois par jour, à 11 h 30 et à 16 h 30.
Lise, la Bourse des PME en actions tokenisées
Lise (Lightning Stock Exchange) est une autre Bourse française dédiée aux PME et aux ETI. C’est une entreprise d’investissement agréée par l’ACPR depuis octobre 2025 et supervisée par l’AMF. Elle opère un système multilatéral de négociation organisé (SMNO), enregistré comme marché de croissance des PME, un label européen que porte aussi Euronext Growth. Elle fonctionne aussi dans le cadre du régime pilote européen, qui encadre depuis 2023 les marchés utilisant la blockchain. Ce régime est réservé aux sociétés dont la capitalisation est inférieure à 500 M€.
Pour être admise, une société doit en principe présenter des comptes annuels certifiés ou pro forma sur ses deux derniers exercices. Pour une levée de fonds de moins de 12 M€, elle publie un document d’information approuvé par Lise. Une fois cotée, elle publie un rapport annuel dans les six mois qui suivent la fin de son exercice. Elle publie aussi un rapport semestriel dans les quatre mois qui suivent la fin du premier semestre.
Comment investir dans les PME en Bourse ?
On peut investir dans les PME en Bourse de trois façons : acheter leurs actions, passer par des fonds spécialisés ou participer à leurs levées de fonds.
Acheter des actions de PME
Le plus simple est d’acheter des actions de PME déjà cotées, comme n’importe quelle action. On passe un ordre auprès de sa banque ou d’un courtier en ligne (par exemple Fortuneo ou BoursoBank). Les actions peuvent être placées sur trois types de comptes :
- un compte-titres ordinaire (CTO), sans plafond ni condition d’éligibilité, sur lequel les gains sont imposés l’année de la vente, en principe au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % ;
- un PEA, qui accepte les actions de sociétés européennes, quelle que soit leur taille ;
- un PEA-PME, réservé aux PME et aux ETI, dont le fonctionnement est détaillé plus bas.
Chaque achat ou vente d’actions entraîne des frais de courtage, dont le montant varie d’un intermédiaire à l’autre. Certains facturent aussi des frais de tenue de compte ou des droits de garde. Sur un PEA ou un PEA-PME, ces frais sont plafonnés par la réglementation.
Pour les actions cotées sur Lise, on passe directement par la plateforme, avec un CTO ouvert chez elle. Ces actions ne peuvent pas être placées dans un PEA ni dans un PEA-PME.
Passer par des fonds spécialisés
Pour répartir son investissement entre de nombreuses PME, on peut acheter des parts de fonds spécialisés. Ces parts ne s’achètent pas en Bourse : on les souscrit auprès de sa banque ou d’une société de gestion. C’est le fonds qui investit en Bourse, dans des actions de PME cotées. Certains fonds investissent aussi dans des sociétés non cotées. Pour être éligible au PEA-PME, un fonds doit investir au moins 75 % de son actif dans des titres éligibles (AMF). Il n’existe en revanche plus aucun ETF éligible au PEA-PME : le dernier a été fermé en 2022.
Souscrire à l’introduction en Bourse (IPO) d’une PME
On peut enfin souscrire des actions nouvelles, créées par une PME pour se financer. C’est le cas lors d’une augmentation de capital, mais surtout lors d’une introduction en Bourse, le moment où une entreprise vend pour la première fois ses actions au public. Pour un particulier, c’est l’occasion d’entrer au capital d’une PME dès ses débuts en Bourse, au prix fixé pour l’opération.
Sur les marchés traditionnels (comme Euronext), on passe son ordre auprès de son courtier pendant la période d’offre, qui dure en général une dizaine de jours. Le prix est soit connu dès le départ, soit fixé à la clôture dans une fourchette annoncée à l’avance. Si la demande dépasse le nombre d’actions proposées, les ordres des particuliers peuvent être réduits. Sur Lise, on souscrit directement sur la plateforme et les demandes sont servies dans leur ordre d’arrivée.
Les introductions ouvertes au grand public restent rares à Paris : il y en a eu deux en 2025 (EY, 2026). Elles reprennent légèrement en 2026, sur Euronext Growth comme sur Lise. C’est ce type de souscription qui peut ouvrir droit à la réduction d’impôt IR-PME.
Comment fonctionne le PEA-PME ?
Le PEA-PME est un plan d’épargne en actions qui permet d’investir dans des PME et des ETI. Également appelé PEA PME-ETI, il reste relativement peu répandu : fin 2025, on dénombrait 299 000 PEA-PME contre 7,3 millions de PEA.
Il fonctionne comme un PEA classique, à deux différences près : les titres qu’il accepte et son plafond.
Quelles actions sont éligibles au PEA-PME ?
Les actions d’une société cotée sont éligibles au PEA-PME si sa capitalisation est inférieure à 2 Md€ ou si elle l’a été à la clôture d’au moins un de ses quatre derniers exercices. Le nombre de salariés et son chiffre d’affaires, en revanche, n’importent pas. Pour savoir si une action est éligible, le plus sûr reste encore de consulter sa fiche chez son courtier ou les communiqués de la société.
Le PEA-PME accepte aussi des actions de sociétés non cotées, c’est-à-dire dont les actions ne s’échangent sur aucun marché. Pour ces sociétés, les critères sont différents. Elles doivent compter moins de 5 000 salariés. Leur chiffre d’affaires ne doit pas dépasser 1,5 Md€. À défaut, c’est la valeur de tout ce qu’elles possèdent, leur total de bilan, qui ne doit pas dépasser 2 Md€. Fin 2025, ces actions non cotées représentaient même 57,6 % de l’encours des PEA-PME (Banque de France, 2026).
Quel est le plafond du PEA-PME ?
Le PEA-PME a un plafond de versements de 225 000 € et ce plafond est commun avec le PEA : les sommes versées sur les deux plans ne peuvent pas dépasser 225 000 € au total. Le PEA classique garde en plus son propre plafond, fixé à 150 000 €. Par exemple, un épargnant qui a déjà versé 150 000 € sur son PEA, soit le maximum, ne peut plus verser que 75 000 € sur son PEA-PME (225 000 € − 150 000 €). Cette limite de 225 000 € peut néanmoins être dépassée par les gains non retirés du PEA-PME.
Quelle est la fiscalité du PEA-PME ?
Le PEA-PME est avant tout un PEA : les gains ne sont donc pas imposés tant qu’on ne retire rien. Après cinq ans, les retraits sont exonérés d’impôt sur le revenu et seuls les prélèvements sociaux restent dus, au taux de 18,6 % depuis le 1er janvier 2026. Avant cinq ans, un retrait entraîne en principe la clôture du plan. Les gains sont alors imposés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %.
À noter que le PEA-PME ne se cumule pas avec l’IR-PME : des actions placées dans le plan n’ouvrent pas droit à la réduction d’impôt.
Peut-on réduire ses impôts en investissant dans les PME ?
Oui, grâce à la réduction d’impôt IR-PME. Elle est égale à 18 % des sommes investies au capital d’une PME, dans la limite de plafonds annuels. Le taux peut même monter à 25 % pour les ESUS, jusqu’au 31 décembre 2027. En contrepartie, il faut dans les deux cas conserver les titres au moins cinq ans.
Cette réduction ne s’applique qu’aux actions nouvelles, souscrites lors d’une introduction en Bourse ou d’une augmentation de capital. Autrement dit, acheter des actions à un autre investisseur après la cotation n’ouvre pas droit à l’IR-PME. Et en cas d’augmentation de capital, elle est en principe réservée aux nouveaux actionnaires. Enfin, les titres doivent être détenus en dehors d’un PEA ou d’un PEA-PME, sur un CTO par exemple.
Les sociétés cotées sur un marché réglementé sont exclues du dispositif. Les PME cotées sur un marché non réglementé, comme Euronext Growth, Euronext Access ou Lise, peuvent en revanche y ouvrir droit si elles respectent ses conditions.
Quels sont les risques d’un investissement dans les PME ?
Investir dans les PME comporte trois risques principaux : la liquidité, la perte en capital et la sortie de cote. Ils existent sur tous les marchés, réglementés ou non.
Le risque de liquidité
La liquidité, c’est la facilité avec laquelle on peut acheter ou vendre une action rapidement, sans faire varier son prix. Et elle dépend du nombre d’acheteurs et de vendeurs présents sur le marché. Or, les petites valeurs en attirent moins que les grandes entreprises du CAC 40. Il faut donc parfois plus de temps pour vendre ses actions de PME ou accepter un prix plus bas.
Les actions les moins échangées ne sont d’ailleurs pas cotées en continu. Leurs ordres sont regroupés, puis exécutés une ou deux fois par jour à heure fixe : c’est la cotation au fixing. Sur Euronext Access, toutes les valeurs sont cotées ainsi, à 11 h 30 et à 16 h 30. Sur ces valeurs, l’ordre à cours limité permet de fixer le prix maximum auquel on accepte d’acheter ou le prix minimum auquel on accepte de vendre.
Le risque de perte en capital
Tout investissement en Bourse comporte un risque de perte en capital. Les actions de PME n’y échappent pas : elles peuvent perdre une partie de leur valeur, voire la totalité en cas de faillite. Une PME dépend parfois d’un petit nombre de clients ou de produits, ce qui la rend plus sensible aux difficultés. En 2025, sur les 778 sociétés cotées à Paris en début d’année, 17 ont quitté la Bourse après une liquidation judiciaire (AMF, 2026).
Le risque de sortie de cote
Une société peut aussi quitter la Bourse au cours de sa vie, après un rachat, une fusion, des difficultés financières ou par choix de ses dirigeants. En 2025, sur les 778 sociétés cotées à Paris en début d’année, 51 ont ainsi quitté la cote (AMF, 2026).
Pour l’actionnaire, tout dépend de la situation. En cas de rachat, l’acheteur peut lancer une offre publique d’achat (OPA) : chaque actionnaire peut alors vendre ses actions au prix proposé. Si l’acheteur obtient la quasi-totalité du capital, les derniers actionnaires peuvent être tenus de lui céder leurs titres : c’est le retrait obligatoire. Dans les autres cas, l’actionnaire conserve ses actions, mais elles peuvent être plus difficiles à revendre.
Peut-on investir dans les PME avec Lise ?
Oui. Lise permet d’investir dans des PME et des ETI de deux façons : en participant à leur introduction en Bourse ou en achetant leurs actions une fois cotées. Dans les deux cas, on passe directement par la plateforme, avec un compte-titres ordinaire (CTO) ouvert chez elle.
Souscrire à une introduction en Bourse sur Lise
Lise permet aux particuliers de participer directement aux introductions en Bourse de PME, sans passer par une banque ou un courtier. Il faut d’abord ouvrir son compte sur la plateforme et l’approvisionner. Pendant la période de souscription, on consulte le document d’information de la société, approuvé par Lise pour les levées de moins de 12 M€, puis on passe son ordre en ligne. La somme correspondante doit être disponible sur le compte au moment de souscrire.
Chaque ordre est servi en totalité, dans l’ordre où il est passé, tant qu’il reste des actions disponibles. Il n’y a donc pas de réduction des ordres, mais une fois toutes les actions attribuées, les demandes suivantes ne sont pas servies. Si la société remplit les conditions du dispositif, cette souscription peut aussi ouvrir droit à la réduction d’impôt IR-PME.
La première introduction en Bourse sur Lise a été celle de ST Group, une PME toulousaine qui fabrique des pièces composites pour l’aéronautique, la défense et le spatial. En avril 2026, elle a levé 2,07 M€ par la création de 113 525 actions nouvelles, au prix de 18,25 €. Les particuliers ont représenté 97 % des souscripteurs et les actions ont pu s’échanger sur le marché secondaire 24 heures après la clôture de la souscription.
Acheter et vendre des actions cotées sur Lise
Sur Lise, les actions sont tokénisées : chaque action prend la forme d’un jeton numérique inscrit sur une blockchain, un registre informatique partagé. Ce sont de vraies actions, qui donnent les mêmes droits de vote et les mêmes droits aux dividendes qu’une action classique.
Une fois l’introduction terminée, elles s’échangent sur le marché secondaire de Lise, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Sur les marchés traditionnels (comme Euronext), le règlement d’un échange, c’est-à-dire le moment où l’acheteur reçoit ses actions et le vendeur son argent, prend aujourd’hui deux jours ouvrés, puis un seul à partir du 11 octobre 2027. Sur Lise, il est instantané.
FAQ
Que regarder avant d’investir dans une PME ?
Lors d’une introduction en Bourse (IPO), le document de référence est le prospectus, ou le document d’information pour les levées de moins de 12 M€. Il présente l’activité de la société, ses comptes, l’usage prévu des fonds levés, le prix proposé et les principaux risques. On peut aussi y voir si les actionnaires existants se sont engagés à conserver leurs actions pendant une certaine durée : c’est ce qu’on appelle un lock-up.
Une fois la société cotée, ce sont ses publications régulières qui comptent. Toute société cotée sur Euronext, Euronext Growth ou Euronext Access doit avoir un espace dédié aux investisseurs sur son site, où elle publie ses comptes et ses communiqués. Sur Lise, la société publie ses rapports annuels et semestriels sur son site et sur celui de Lise. On peut y suivre l’évolution de son chiffre d’affaires, de ses résultats et de son endettement.
Dans les deux cas, le marché de cotation compte aussi : il détermine l’information disponible et la facilité à revendre ses actions.
Que se passe-t-il si une société devient trop grosse pour le PEA-PME ?
Rien d’immédiat. Une société ne devient inéligible qu’après avoir dépassé 2 Md€ de capitalisation à la clôture de quatre exercices de suite. Et même dans ce cas, les actions déjà détenues restent dans le plan et conservent ses avantages fiscaux. On ne peut simplement plus en acheter de nouvelles dans son PEA-PME. Pour continuer à investir dans cette société, on peut alors passer par un PEA classique ou par un compte-titres ordinaire.
Peut-on investir dans des PME d’autres pays européens ?
Oui. Euronext Growth existe aussi à Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Milan et Oslo. D’autres pays ont leur propre marché dédié aux PME, comme l’Espagne avec BME Growth. Ces actions s’achètent auprès d’un courtier qui donne accès à ces marchés. Elles peuvent aussi être placées dans un PEA-PME si la société a son siège dans l’Union européenne ou dans certains pays de l’Espace économique européen, comme la Norvège, et si elle respecte la condition de capitalisation (AMF).
Peut-on investir dans les PME avec une assurance vie ?
Oui, mais de façon indirecte. Un contrat d’assurance vie peut contenir des unités de compte, c’est-à-dire des parts de fonds, investies dans des PME cotées ou non cotées. Depuis la loi Industrie verte de 2023, les assureurs doivent aussi proposer une gestion pilotée, dont certains profils peuvent comprendre une part d’actifs non cotés et de titres de PME et d’ETI. Contrairement à un investissement en direct, on ne choisit pas les entreprises une par une : c’est le fonds ou le gestionnaire qui les sélectionne.
Comment suivre l’évolution des PME en Bourse ?
De deux façons. Pour suivre une société en particulier, on peut consulter le cours de son action chez son courtier ou sur le site du marché où elle est cotée, et lire ses publications : résultats, communiqués, rapports annuels et semestriels.
Pour avoir une vue d’ensemble, on peut suivre les indices boursiers. Un indice mesure l’évolution d’un groupe d’actions : le CAC 40, par exemple, suit 40 des plus grandes entreprises de la Bourse de Paris. Il existe aussi des indices consacrés aux petites et moyennes valeurs, comme l’Euronext PEA-PME 150, qui regroupe 150 sociétés éligibles au PEA-PME. Il permet de suivre la tendance du marché des PME sans avoir à surveiller chaque action.
Sources
- Insee : Insee Focus n° 372, le tissu productif par catégorie d’entreprises (définition des PME et des ETI, 175 000 PME hors microentreprises, 29 % des salariés, 23 % de la valeur ajoutée, 2025)
- AMF : Bien diversifier son épargne pour atteindre ses objectifs (« ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier »)
- Place des Investisseurs : Euronext Growth S1 2026, la dynamique reste positive (166 M€ levés en 21 augmentations de capital, 2026)
- La Fabrique de l’industrie : Communiqué sur l’industrie de défense (BITD : 9 grands groupes et plus de 4 000 PME et ETI, 2025)
- BOFiP : IR-PME, conditions tenant aux caractéristiques des titres souscrits (exclusion des sociétés cotées sur un marché réglementé, non-cumul avec le PEA et le PEA-PME)
- Tout sur mes finances : IR-PME, la réduction d’impôt de 25 % sur les ESUS prolongée jusqu’en 2027 (décret du 21 octobre 2026, 2026)
- AMF : Rapport annuel 2025 (339 sociétés sur Euronext dont 137, 97 et 105 dans les compartiments A, B et C, 258 sur Euronext Growth, 142 sur Euronext Access, transferts, 17 liquidations judiciaires et 51 sorties de cote en 2025, 2026)
- Euronext : Choisir son marché (compartiments, critères d’admission et obligations de chaque marché, site investisseurs, places d’Euronext Growth)
- AMF : Le Listing Act (seuil de prospectus relevé à 12 M€ le 5 juin 2026)
- Lise : Lise obtient l’agrément SNR DLT (communiqué, agrément de l’ACPR, octobre 2025)
- Option Finance : Entrée en application du régime pilote pour les titres numériques (capitalisation inférieure à 500 M€, 2023)
- Lise : Listing (document d’information approuvé par Lise sous 12 M€, ordres sur la plateforme, en anglais)
- AMF : PEA, tout savoir sur le plan d’épargne en actions (PEA PME-ETI, fonds investis à au moins 75 %, siège dans l’UE ou l’EEE)
- Hellomonnaie : ETF PEA PME (fermeture du dernier ETF éligible en 2022)
- EY : 17e Observatoire des opérations de marché (2 introductions ouvertes au grand public à Paris en 2025, 2026)
- Banque de France : Plan d’épargne en actions – 2025 (299 000 PEA-PME, 7,3 millions de PEA, 57,6 % de l’encours en non coté, 2026)
- BOFiP : PEA-PME, titres éligibles (capitalisation inférieure à 2 Md€, règle des quatre exercices)
- MoneyVox : PEA-PME (plafond commun, titres devenus inéligibles)
- Service-Public : Plan d’épargne en actions (PEA) (retrait avant cinq ans, prélèvements sociaux, prélèvement forfaitaire unique, 2026)
- LCL : Comment sont fixés les cours de bourse ? (cotation au fixing)
- BFM Bourse : Comment fonctionne Euronext Access, l’ex-Marché Libre (double fixing à 11 h 30 et à 16 h 30)
- Lise : Page d’accueil (investissement lors d’une introduction en Bourse et sur le marché secondaire, risque de perte totale du capital)
- Lise : Lise inaugure la première IPO tokénisée avec l’introduction en Bourse de ST Group (communiqué, premier arrivé, premier servi, règlement-livraison instantané, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, 2026)
- Lise : Lise clôture la première IPO sur infrastructure nativement tokenisée (communiqué, 2,07 M€, 113 525 actions, 18,25 €, 97 % de particuliers, marché secondaire ouvert 24 heures après la clôture, 2026)
- Lise : Règles de fonctionnement (comptes annuels certifiés sur deux exercices pour l’admission, rapport annuel sous six mois, rapport semestriel sous quatre mois, publication sur le site de la société et sur celui de Lise, mars 2026)
- Tout sur mes finances : Lise, des titres tokénisés négociables 24 heures sur 24 (droits de vote et aux dividendes, pas de PEA ni de PEA-PME, 2026)
- AMF : Le règlement-livraison à T+1 (deux jours ouvrés aujourd’hui, un jour à partir du 11 octobre 2027)
- Euronext : Euronext Paris SME Indices (8 indices des PME-ETI cotées, dont l’Euronext PEA-PME 150)
- Banque Populaire : Loi Industrie verte, un nouveau coup de pouce aux actifs non cotés (gestion pilotée en assurance vie, loi n° 2023-973 du 23 octobre 2023)