Epargne des Français, PME et marchés de capitaux : synthèse des données 2025
Les liquidités des ménages français atteignent des niveaux records. L'Europe a finalisé un cadre inédit pour orienter cette épargne vers l'investissement productif. Plusieurs publications françaises et européennes éclairent ces questions.
Des liquidités toujours abondantes chez les ménages
Les dernières données de la Banque de France confirment le niveau élevé de liquidités détenues par les ménages, dans un contexte d’arbitrages encore prudents. La France compte l'un des plus hauts taux d’épargne d’Europe. 6 600 milliards d’euros en 2025 et un taux d'épargne record à 18,7 % en 2025. Ce niveau s'inscrit dans une tendance durable depuis la crise sanitaire, portée par une prudence persistante des ménages face à l'incertitude économique. L'épargne de précaution domine : livrets réglementés, assurance-vie en fonds euros ou comptes à terme.
Un écart persistant entre intention et acte d’investissement
Un baromètre de l’Autorité des marchés financiers met en évidence un paradoxe : le maintien élevé des intentions d’investissement des Français, notamment en actions, mais sans que cela se traduise nécessairement par des investissements effectifs massifs. Autrement dit : l’épargne est là et l’envie aussi. Les mécanismes d’allocation restent peu opérants.
10 000 milliards d'euros immobilisés en Europe
Ce constat français s'inscrit dans un problème structurel européen plus large. Les autorités européennes estiment que près de 10 000 milliards d'euros d'épargne sont aujourd'hui immobilisés dans des dépôts à faible rendement à l'échelle de l'Union, plutôt qu'investis dans les marchés de capitaux.
Un enjeu de compétitivité
L'enjeu identifié n'est pas seulement financier. C'est un enjeu de compétitivité : des entreprises européennes, en particulier des PME, qui ne trouvent pas les capitaux dont elles ont besoin pour innover, croître et s'internationaliser, pendant que des milliards d'euros dorment sur des comptes peu rémunérateurs.