BITD : pourquoi les PME de défense manquent de capitaux
En 2025, les Français ont investi en Bourse comme jamais depuis cinq ans. L’AMF recense 2,5 millions d'investisseurs actifs, des volumes record et un profil qui rajeunit. Une dynamique que la première IPO sur Lise a confirmée : jeune, régionale et portée par les particuliers.
En chiffres :
- 2,5 millions de Français actifs en Bourse en 2025, niveau record depuis 2020.
- +21 % d'investisseurs en actions par rapport à 2024
- 56 millions de transactions en 2025
- 780 000 nouveaux investisseurs en 2025
Des chiffres historiques depuis 2020
En 2025, près de 2,5 millions de Français ont réalisé au moins une transaction sur les marchés boursiers, le niveau le plus élevé enregistré depuis 2020. Parmi eux, 1,9 million ont acheté ou vendu des actions, soit une hausse de 21 % par rapport à 2024, où ce chiffre s'établissait à 1,5 million. Au total, l'AMF recense 56 millions de transactions en actions réalisées par des particuliers sur l'année, contre 41 millions l'année précédente.
La première IPO de l'année réalisée sur Lise en donne une illustration : 97 % des souscripteurs étaient des particuliers, représentant 65 % du montant global levé. Leur âge médian s'établissait à 46 ans, et 27 % avaient moins de 30 ans. Surtout, 68% des ordres provenaient de régions, contre 32% d'Île-de-France. Le portrait traditionnel de l’investisseur boursier parisien et senior a changé.
Un investisseur plus jeune et plus autonome
En trois ans, 1,6 million de nouveaux investisseurs se sont lancés en Bourse : 329 000 en 2023, 516 000 en 2024, 780 000 en 2025. Ce flux de primo-investisseurs s'accompagne d'un rajeunissement net du profil moyen. L'âge moyen des investisseurs en actions est passé de 51 ans à 48 ans entre le dernier trimestre 2024 et le dernier trimestre 2025.
Ce mouvement est réel et porteur. Mais il révèle aussi une lacune : l'épargnant particulier, désormais plus à l'aise avec les marchés, reste encore largement étranger au financement des PME françaises. Le PEA-PME, dispositif fiscal pourtant conçu pour orienter cette épargne vers le tissu productif local, ne capte qu'une fraction infime des encours.
Source
Tableau de bord trimestriel de l'AMF, le régulateur boursier français, qui agrège chaque trimestre les transactions de l'ensemble des établissements financiers européens.