Introduction en Bourse (IPO) en 2026 : c’est quoi et comment ça marche ?

En 2025, seules deux entreprises se sont introduites en Bourse à Paris en ouvrant leur capital au grand public : Semco Technologies et Kaleon. C’est le plus bas niveau depuis dix ans.
Les particuliers, eux, sont de plus en plus nombreux à investir en Bourse. La même année, un peu plus de 1,9 million de Français ont acheté ou vendu des actions, soit 21 % de plus qu’en 2024 (AMF, 2026). Les investisseurs sont donc au rendez-vous, mais les nouvelles entreprises à leur proposer se font rares. Pourquoi une entreprise entre-t-elle en Bourse ? C’est quoi une introduction en Bourse et comment y participer ? On vous en parle dans cet article.
Qu’est-ce qu’une introduction en Bourse (IPO) ?
Une introduction en Bourse est l’opération par laquelle une entreprise propose ses actions au public pour la première fois, puis les fait coter sur un marché financier. On parle aussi d’IPO, de l’anglais initial public offering, ou plus simplement d’entrée en Bourse. L’AMF (Autorité des marchés financiers) la décrit comme l’opération par laquelle une entreprise, petite ou grande, décide d’être cotée et ouvre son capital à de nouveaux investisseurs.
Avant l’introduction, les actions d’une entreprise sont détenues par un cercle restreint : ses fondateurs, des salariés ou encore des fonds d’investissement. Pour en acheter, il faut alors négocier directement avec eux.
Une fois l’entreprise introduite en Bourse, n’importe quel particulier peut acheter ou vendre ses actions depuis un compte-titres ou un plan d’épargne en actions (PEA), en passant un ordre auprès de son courtier (par exemple Fortuneo ou BoursoBank). Les actions nouvelles créées par l’entreprise lors de l’introduction sont vendues sur le marché primaire, c’est-à-dire le marché des titres émis pour la première fois. Les échanges suivants, entre investisseurs, ont lieu sur le marché secondaire.
Il ne faut pas confondre introduction en Bourse et cotation. Être coté signifie que les actions d’une entreprise ont un cours (un prix fixé sur un marché par la rencontre des ordres d’achat et de vente). L’introduction en Bourse est l’étape qui permet d’y accéder, en principe avec une vente d’actions au public.
Prenons une entreprise dont les fondateurs détiennent 3 millions d’actions. Elle crée 500 000 actions nouvelles et les propose au public à 20 € l’unité. Elle lève ainsi 10 M€ (500 000 × 20 €) pour financer son développement. Après l’opération, ses actions s’échangent librement en Bourse.
Enfin, juridiquement, une introduction en Bourse réunit en principe deux opérations. L’entreprise propose d’abord ses actions au public, c’est l’offre au public. Elle fait ensuite admettre ces actions sur un marché pour qu’elles puissent s’y échanger, c’est l’admission aux négociations. En Europe, le règlement (UE) 2017/1129, dit règlement Prospectus, encadre ces opérations en imposant notamment la publication d’un prospectus, le document qui présente l’entreprise et l’opération aux investisseurs.
Quels sont les avantages d’une introduction en Bourse ?
Pour une entreprise, le premier avantage d’une introduction en Bourse est de lever des fonds sans s’endetter. Selon l’AMF, une introduction en Bourse permet à une entreprise d’ouvrir son capital pour financer ses projets, accélérer sa croissance ou développer sa notoriété.
Lever des fonds passe par une augmentation de capital. L’entreprise crée des actions nouvelles et encaisse l’argent des investisseurs qui les achètent. Elle n’a pas à rembourser cet argent ni à verser d’intérêts, contrairement à un prêt bancaire.
Une introduction en Bourse peut aussi servir aux actionnaires existants. Ils vendent alors tout ou partie de leurs actions : c’est une cession. Un fonds d’investissement ou un fondateur peut ainsi récupérer son investissement. Les deux mécanismes peuvent être combinés.
En 2025, par exemple, l’introduction de Semco Technologies a surtout permis à son actionnaire, le groupe ECM, de vendre une partie de ses actions. Sur environ 45 M€ d’actions vendues, près de 41 M€ revenaient à ECM. L’entreprise elle-même n’a reçu qu’environ 4 M€, issus de la création d’actions nouvelles.
Être coté offre d’autres atouts. L’entreprise gagne en visibilité auprès de ses clients, de ses fournisseurs et des candidats qu’elle souhaite recruter. Elle peut aussi proposer à ses salariés de devenir actionnaires. L’AMF observe que de nombreuses sociétés le font au moment de leur introduction, dans le cadre d’un plan d’épargne d’entreprise.
Quels sont les inconvénients d’une introduction en Bourse ?
Pour une entreprise, le premier inconvénient d’une introduction en Bourse est son coût. Elle doit rémunérer tous les acteurs qui participent à l’opération : une ou plusieurs banques, qui organisent l’introduction et placent les actions auprès des investisseurs, des avocats, des commissaires aux comptes et souvent une agence de communication. Elle paie aussi le marché lui-même, qui admet ses actions et assure le bon fonctionnement des échanges. Ces frais pèsent sur les comptes de l’année.
Sur les marchés traditionnels (comme Euronext), la procédure est également longue et lourde. L’entreprise doit faire certifier ses comptes, préparer une documentation complète puis la faire examiner. Ses dirigeants partent ensuite en roadshow, une série de présentations destinées aux investisseurs pour leur exposer la stratégie de l’entreprise et les convaincre d’acheter ses actions. Pendant toute la préparation, ils consacrent une part importante de leur temps à l’opération plutôt qu’à l’activité.
Une fois cotée, l’entreprise doit publier régulièrement ses résultats et toute information susceptible d’influencer son cours. Cette transparence profite aux investisseurs, mais elle peut aussi renseigner ses concurrents.
Enfin, ouvrir son capital, c’est aussi accepter de nouveaux actionnaires inconnus. Une entreprise cotée peut ainsi faire l’objet d’une offre publique d’achat (OPA), c’est-à-dire d’une proposition de rachat de ses actions adressée à tous les actionnaires.
Comment se déroule une introduction en Bourse, étape par étape ?
Une introduction en Bourse suit en principe quatre grandes étapes : la préparation, la documentation, la période d’offre et le premier jour de cotation.
La préparation commence par le choix des partenaires. L’entreprise sélectionne une ou plusieurs banques, appelées banques introductrices, qui organisent l’opération, estiment sa valeur et placent les actions. Elle met ses comptes en ordre et choisit son marché.
Vient ensuite la documentation. Pour une opération proposée au public, l’entreprise rédige en principe un prospectus. Il décrit son activité, ses comptes, ses risques et les conditions de l’offre. L’AMF doit l’approuver avant sa publication : c’est ce qu’on appelle le visa. Elle vérifie seulement que le document est complet, cohérent et compréhensible. Mais, toujours selon l’AMF, « l’obtention de ce visa n’est en aucun cas une recommandation d’investissement ».
Les petites opérations sont dispensées de prospectus, et donc de visa de l’AMF. Elles s’accompagnent d’un document d’information synthétique, plus court. Le seuil de cette dispense, fixé à 8 M€ en France depuis 2017, est passé à 12 M€ en juin 2026.
La période d’offre dure en général une dizaine de jours. Elle est préparée en amont : avant l’ouverture, les banques sondent des investisseurs professionnels pour tester leur intérêt et la valorisation. C’est le pré-marketing, aussi appelé pre-roadshow.
Une fois l’offre ouverte, trois choses se passent en même temps. Les dirigeants mènent leur roadshow et présentent l’entreprise aux investisseurs professionnels comme aux particuliers, par exemple lors de réunions en ligne. Les banques recueillent les demandes des professionnels, comme les fonds ou les assureurs : c’est le placement global. Les particuliers, eux, passent leurs ordres auprès de leur courtier : c’est l’offre au public.
Vient enfin le premier jour de cotation. Les actions commencent à s’échanger sur le marché. Leur cours évolue alors librement, en fonction des ordres d’achat et de vente.
Comment est fixé le prix d’une action lors d’une introduction en Bourse ?
Le prix d’introduction est fixé en deux temps : les banques estiment d’abord la valeur de l’entreprise, puis le prix est ajusté selon la demande des investisseurs.
Pour estimer cette valeur, les banques combinent plusieurs méthodes, que l’AMF cite dans sa doctrine :
- la méthode des comparables boursiers, qui rapporte la valeur d’entreprises cotées similaires à leurs bénéfices ou à leur chiffre d’affaires ;
- la méthode des flux de trésorerie actualisés, ou DCF (discounted cash flows), qui estime l’argent que l’entreprise gagnera dans les années à venir et le ramène à sa valeur d’aujourd’hui ;
- la méthode de la somme des parties, qui additionne la valeur de chacune de ses activités ;
- la méthode des transactions comparables, qui s’appuie sur les prix payés lors de rachats d’entreprises similaires.
Prenons un exemple avec la méthode des comparables boursiers. Une entreprise réalise 4 M€ de bénéfice net. Les sociétés cotées de son secteur valent en moyenne 15 fois leur bénéfice. Elle est donc valorisée 60 M€ (4 M€ × 15). Ses actionnaires détiennent 3 millions d’actions, ce qui donne une valeur de 20 € par action (60 M€ ÷ 3 millions).
À partir de ce chiffre, l’entreprise peut alors décider d'annoncer une fourchette de prix, par exemple de 18 € à 22 €. Elle peut aussi choisir, avec ses banques, de fixer un prix unique dès le départ : on parle alors d’offre à prix ferme.

Une fois l’offre lancée, tout dépend de la formule choisie. Avec un prix ferme, le prix est arrêté avant l’ouverture, à partir de la valorisation et des retours des investisseurs professionnels sondés en amont : il ne change plus, et la demande détermine seulement le nombre d’actions que chaque investisseur reçoit.
Avec une fourchette, le prix définitif n’est fixé qu’à la clôture. Les banques notent les demandes des investisseurs professionnels dans un registre appelé livre d’ordres. Si les demandes sont nombreuses, le prix se rapproche de 22 €. Si elles sont rares, il se rapproche de 18 €. C’est ce que l’on appelle la construction du livre d’ordres.
Sur quels marchés une entreprise peut-elle être cotée en France ?
En France, une entreprise est cotée sur une Bourse. Il peut s’agir d’un marché réglementé, comme celui d’Euronext, né en 2000 de la fusion des Bourses de Paris, d’Amsterdam et de Bruxelles. Il peut aussi s’agir d’un système multilatéral de négociation (SMN), dont les conditions d’accès pour les entreprises sont plus légères.
Le marché réglementé d’Euronext Paris accueille notamment les ETI (entreprises de taille intermédiaire) et les grandes entreprises, dont celles du CAC 40. C’est le plus exigeant, en particulier sur l’information donnée aux investisseurs. Une société cotée doit présenter ses comptes de l’année dans un rapport publié au plus tard quatre mois après la fin de son exercice comptable. Elle doit aussi faire un point à mi-parcours, dans un rapport publié au plus tard trois mois après la fin de son premier semestre. L’AMF vérifie que ces documents sont bien rendus publics.
Euronext gère aussi deux SMN, conçus pour des entreprises plus petites. Euronext Growth accueille les PME (petites et moyennes entreprises) en croissance et les ETI, avec des règles plus souples que celles du marché réglementé. Pour y entrer, une entreprise doit vendre au moins 2,5 M€ d’actions au public. Elle doit aussi être accompagnée d’un listing sponsor, un conseil qui l’aide à préparer son entrée en Bourse puis à respecter ses obligations. Une fois l’entreprise cotée, c’est Euronext, et non l’AMF, qui vérifie qu’elle publie bien ses rapports.
Euronext Access s’adresse quant à lui aux jeunes entreprises et aux PME qui ne remplissent pas encore ces critères. Ses conditions d’admission sont plus simples. Euronext encourage ensuite ces entreprises à rejoindre Euronext Growth, puis le marché réglementé, une fois qu’elles ont grandi.
D’autres plateformes existent, comme Lise (Lightning Stock Exchange), une Bourse française dédiée aux PME et aux ETI. Lise est une entreprise d’investissement agréée par l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) en octobre 2025 et supervisée par l’AMF. Elle opère un système multilatéral de négociation organisé (SMNO) enregistré comme marché de croissance des PME, un label européen que porte aussi Euronext Growth. Elle fonctionne dans le cadre du régime pilote européen (règlement (UE) 2022/858), ouvert en 2023 aux marchés qui utilisent la blockchain. Ce régime est réservé aux entreprises dont la valeur totale des actions est inférieure à 500 M€.
La principale différence est que, sur Lise, les actions sont tokénisées. Chaque action prend la forme d’un jeton numérique inscrit sur une blockchain, un registre informatique partagé. Ce sont de vraies actions, qui donnent les mêmes droits de vote et aux dividendes qu’une action cotée sur un marché classique. Elles peuvent s’échanger 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
L’échange est aussi réglé instantanément : l’acheteur reçoit ses actions et le vendeur son argent au même moment. Sur les marchés traditionnels, ce règlement prend aujourd’hui deux jours ouvrés. Ce délai passera à un jour le 11 octobre 2027.
Une entreprise déjà cotée peut aussi changer de marché, par exemple passer d’Euronext Access à Euronext Growth. On parle alors de transfert. Ce n’est pas une introduction en Bourse, puisque ses actions s’échangeaient déjà. En 2025, trois entreprises ont ainsi quitté Euronext Access pour un marché plus exigeant.
Comment un particulier peut-il participer à une introduction en Bourse ?
Un particulier participe à une introduction en Bourse en passant un ordre auprès de son courtier ou de sa banque pendant la période d’offre.
L’offre qui lui est destinée prend l’une de deux formes. Dans une offre à prix ouvert (OPO), le particulier ne connaît que la fourchette de prix au moment de passer son ordre. Il indique combien d’actions il veut, puis paie le prix définitif, fixé à la clôture de l’offre. La somme maximale à engager se calcule donc avec le haut de la fourchette. Un ordre passé sur Internet peut être annulé jusqu’à la clôture de l’offre. Dans une offre à prix ferme, le prix est connu dès le départ.
Quand les demandes dépassent le nombre d’actions proposées, chaque particulier reçoit moins d’actions qu’il n’en a demandé : on dit que les ordres sont réduits. Chaque ordre peut alors être découpé en deux parts. La première, appelée fraction A1, couvre les premières actions demandées, jusqu’à un seuil fixé pour chaque opération. La seconde, appelée fraction A2, couvre les actions demandées au-delà. Les fractions A1 sont servies en priorité.
Prenons un particulier qui demande 300 actions d’une entreprise dont la fourchette va de 18 € à 22 €. Il doit prévoir 6 600 € (300 × 22 €). Dans cette opération, la fraction A1 couvre les 100 premières actions demandées et la fraction A2 les 200 suivantes. La demande étant forte, la fraction A1 est servie en totalité, mais seulement 25 % des actions demandées en A2 sont attribuées. Le particulier reçoit donc 100 actions au titre de A1 et 50 au titre de A2 (200 × 25 %), soit 150 actions. Le prix définitif étant fixé à 20 €, il paie 3 000 € (150 × 20 €) au lieu des 6 600 € prévus.

Les actions reçues sont livrées sur un compte-titres ou, si la documentation de l’opération le prévoit, sur un PEA. Les actions de PME et d’ETI peuvent aussi être placées sur un PEA-PME, un plan d’épargne en actions réservé à ces entreprises, sous conditions liées à leur taille.
Lors de l’introduction d’une PME sur un marché non réglementé, comme Euronext Growth ou Lise, les actions nouvelles souscrites peuvent en outre ouvrir droit à la réduction d’impôt IR-PME, si l’entreprise respecte les conditions du dispositif.
Quels sont les risques d’une introduction en Bourse pour un investisseur ?
Le premier risque est de payer trop cher. Pour attirer les investisseurs, l’entreprise peut présenter des perspectives optimistes. Le cours peut ensuite baisser sous le prix d’introduction et l’investisseur peut alors perdre une partie de son capital.
Le deuxième risque est de mal évaluer l’entreprise, faute d’informations suffisantes. Une société qui entre en Bourse n’a pas d’historique de cours, c’est-à-dire aucun prix passé qui montrerait comment le marché l’a jugée jusqu’ici. L’investisseur doit se faire un avis à partir de ce que l’entreprise publie elle-même : le prospectus, ou le document d’information pour les petites opérations, et les présentations faites lors du roadshow. Les premières études financières sont en principe rédigées par les analystes des banques qui organisent l’opération.
Le troisième risque est la liquidité. Sur les petits marchés, peu d’actions s’échangent chaque jour. Vendre rapidement au prix souhaité peut parfois être compliqué.
Combien d’introductions en Bourse à Paris en 2025 et 2026 ?
Les introductions en Bourse ouvertes au grand public sont en net recul à Paris depuis 2021. Selon le cabinet d’audit et de conseil EY, il y en a eu 33 en 2021, 11 en 2022, 6 en 2023, 4 en 2024 et 2 en 2025. Le montant total des actions vendues a suivi la même pente : 64 M€ en 2025, contre 700 M€ environ en 2024.
Le décompte varie toutefois selon les sources. EY ne retient que les introductions ouvertes au grand public. L’AMF, elle, compte aussi les entreprises entrées en Bourse sans vendre d’actions au public : elle en recense cinq en 2025.
Plusieurs raisons expliquent ce recul. D’un côté, peu d’entreprises se lancent, avec un contexte économique et politique incertain, en France comme à l’international. Les conditions de financement se sont également durcies ces dernières années. De l’autre, de plus en plus d’entreprises quittent la Bourse. Certaines estiment que les coûts de la cotation l’emportent désormais sur ses avantages. En 2025, EY recense ainsi 36 sorties de la cote pour seulement 7 entrées, toutes formes confondues. Résultat : fin 2025, Euronext et Euronext Growth ne comptaient plus que 579 sociétés cotées, contre 684 en 2016.
Face à cette tendance, plusieurs mesures visent à relancer le marché. En octobre 2025, l’AMF a simplifié les règles des introductions en Bourse. Les entreprises publient désormais un prospectus unique, au lieu de trois documents diffusés en plusieurs temps. Elles peuvent annoncer leur projet par communiqué avant cette publication. Elles peuvent aussi se contenter d’indiquer un prix maximum, sans fourchette imposée. Le Listing Act européen allège enfin, depuis juin 2026, les obligations des plus petites opérations.
En 2026, les introductions ouvertes au grand public reprennent légèrement. Plusieurs entreprises se sont déjà introduites sur Euronext Growth, dans des secteurs aussi variés que l’immobilier, la beauté ou l’habillement. Lise a aussi accueilli sa première introduction en Bourse en avril. C’est déjà plus que sur toute l’année 2025.
Peut-on participer à une introduction en Bourse avec Lise ?
Oui. Lise (Lightning Stock Exchange) est une Bourse française dédiée aux PME et aux ETI, agréée par l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) et supervisée par l’AMF. Les entreprises peuvent s’y introduire en Bourse. Les particuliers peuvent souscrire à leurs actions, qui sont nativement tokénisées.
La répartition des actions y suit une autre règle, celle du premier arrivé, premier servi. Chaque ordre est servi en totalité, dans l’ordre où il est passé, tant qu’il reste des actions disponibles. Il n’y a donc pas de réduction comme avec les fractions A1 et A2.
En revanche, une fois toutes les actions attribuées, les ordres suivants ne sont pas servis. Le particulier passe son ordre directement sur la plateforme Lise et doit disposer de la somme correspondante au moment de souscrire.
La première introduction en Bourse sur Lise a été celle de ST Group, une PME toulousaine qui fabrique des pièces composites pour l’aéronautique, la défense et le spatial. L’opération s’est clôturée le 20 avril 2026. Elle a permis de lever 2,07 M€ par la création de 113 525 actions nouvelles, au prix de 18,25 €.
FAQ
Où trouver le prospectus d’une introduction en Bourse ?
Le prospectus approuvé par l’AMF est disponible dans la BDIF (Base des décisions et informations financières), sur le site de l’AMF, ainsi que sur le site de l’entreprise (AMF, 2026). Pour une opération de moins de 12 M€, le document d’information synthétique est publié sur le site du marché concerné.
À quoi sert l’option de surallocation (greenshoe) lors d’une introduction en Bourse ?
Elle permet aux banques introductrices d’attribuer plus d’actions que prévu quand la demande est forte, dans la limite de 15 % de l’offre initiale (règlement délégué (UE) 2016/1052). Elle sert aussi à soutenir le cours pendant les premières semaines de cotation, une pratique appelée stabilisation.
Que devient la part des actionnaires existants lors d’une introduction en Bourse ?
Elle diminue quand l’entreprise crée des actions nouvelles : c’est ce qu’on appelle la dilution. Une entreprise qui compte 3 millions d’actions et en crée 500 000 en possède désormais 3,5 millions. Ses anciens actionnaires passent ainsi de 100 % à 85,7 % du capital (3 millions ÷ 3,5 millions). Si l’introduction se fait uniquement par la vente d’actions existantes, leur part totale ne change pas.
Les anciens actionnaires peuvent-ils vendre leurs actions juste après une introduction en Bourse ?
Pas toujours. Ils peuvent s’engager à conserver leurs actions pendant une durée fixée dans le prospectus : c’est ce qu’on appelle un lock-up. Cet engagement vise à éviter qu’un afflux de ventes fasse chuter le cours juste après l’introduction.
Quelle différence entre une introduction en Bourse et une cotation directe ?
Dans une cotation directe, les actions existantes sont admises sur un marché sans offre au public ni levée de fonds. L’entreprise ne récolte pas d’argent : elle rend simplement ses actions négociables.
Quelle est la différence entre une introduction en Bourse et un SPAC ?
Un SPAC (special purpose acquisition company) est une société cotée créée uniquement pour racheter une entreprise non cotée. Quand les deux sociétés fusionnent, l’entreprise rachetée se retrouve cotée sans passer par une introduction en Bourse classique. En 2025, une entreprise française a ainsi rejoint le marché réglementé de Paris, après avoir fusionné avec un SPAC déjà coté à Amsterdam.
Sources
- EY : 17e Observatoire des opérations de marché (2 introductions en Bourse en 2025, plus bas niveau depuis dix ans, 2026), ey.com/fr_fr/insights/strategy-transactions/17eme-observatoire-des-operations-de-marche
- AMF : La Bourse séduit un nombre record d’investisseurs particuliers en 2025 (1,9 million de particuliers, +21 %, 2026), amf-france.org/fr/actualites-publications/communiques/communiques-de-lamf/la-bourse-seduit-un-nombre-record-dinvestisseurs-particuliers-en-2025
- AMF : Participer à une introduction en Bourse, quelles précautions prendre ? (définition, visa, OPO, BDIF, 2026), amf-france.org/fr/espace-epargnants/…/participer-une-introduction-en-bourse-quelles-precautions-prendre
- Option Finance : Semco Technologies, l’IPO est un succès (cession et actions nouvelles, 2025), optionfinance.fr/info-financiere-en-continu/d/2025-07-07-semco-technologies-lipo-est-un-succes.html
- AMF : Position-recommandation DOC-2015-02 sur les introductions en Bourse (actionnariat salarié, méthodes de valorisation, analystes, 2015), amf-france.org/sites/institutionnel/files/doctrine/fr/Position/DOC-2015-02/1.3/…
- AMF : Le Listing Act, favoriser l’accès des sociétés aux marchés de capitaux européens (seuil de 8 M€ en 2017, 12 M€ depuis le 5 juin 2026, 2026), amf-france.org/fr/actualites-publications/dossiers-thematiques/listing-act
- France Épargne : calendrier des introductions en Bourse à Paris (durée d’une offre à prix ouvert, 2026), france-epargne.fr/outils/bourse/calendrier-ipo
- Option Finance : Évolution de l’information périodique (délais des rapports annuel et semestriel), optionfinance.fr/entreprise-expertise/evolution-de-linformation-periodique.html
- AMF : Information périodique et permanente (contrôle de la diffusion selon le marché), amf-france.org/fr/actualites-publications/dossiers-thematiques/info-periodique-et-permanente
- Banque de France : Fiche 231, le marché Euronext Growth (2,5 M€ placés dans le public, listing sponsor, 2024), banque-france.fr/system/files/2024-04/823415 Fiche-231.pdf
- Euronext : Choisir son marché (Euronext Access), euronext.com/fr/cotation-en-bourse/financement/modalites-introduction-en-bourse/choisir-son-marche
- Lise : Lise obtient l’agrément SNR DLT (communiqué, agrément de l’ACPR, octobre 2025), finyear.com/lise-obtient-lagrement-snr-dlt-et-inaugure-la-premiere-bourse-dactions-nativement-tokenisees-en-europe
- Euronext : Statut de marché de croissance des PME (Euronext Growth, 2019), euronext.com/fr/statut-marche-croissance-pme
- Option Finance : Entrée en application du régime pilote pour les titres numériques (capitalisation inférieure à 500 M€, 2023), optionfinance.fr/entreprise-expertise/entree-en-application-du-regime-pilote-pour-les-titres-numeriques-la-dlt-passe-la-seconde.html
- Tout sur mes finances : Lise, des titres tokénisés négociables 24 heures sur 24 (droits de vote et aux dividendes, 2026), toutsurmesfinances.com/actualites/a/lise-vos-titres-tokenises-negociables-24-heures-sur-24-7-jours-sur-7
- Lise : Lise clôture la première IPO sur infrastructure nativement tokenisée (communiqué, 2,07 M€, 113 525 actions, 18,25 €, négociation 24 h/24 et 7 j/7, 2026), finyear.com/lise-cloture-la-premiere-ipo-au-monde-sur-infrastructure-nativement-tokenisee-st-group-leve-207-me
- CACEIS : CACEIS entre au capital de Kriptown (communiqué, règlement-livraison instantané, 2025), presse.credit-agricole.com/assets/2025-08-04-cp-caceis-kriptown-pdf-a5cee-9ed05.html
- AMF : Le règlement-livraison à T+1 (deux jours ouvrés aujourd’hui, un jour à partir du 11 octobre 2027), amf-france.org/fr/actualites-publications/dossiers-thematiques/le-reglement-livraison-t1
- EY : 17e Observatoire des opérations de marché, rapport complet (33 introductions en 2021, 64 M€ en 2025, 36 sorties, 579 sociétés cotées, 3 transferts, 2026), ey.com/content/dam/…/ey-observatoire-des-operations-de-marche-2025.pdf
- BOFiP : PEA-PME, titres éligibles (conditions de taille), bofip.impots.gouv.fr/node/17877
- BOFiP : IR-PME, conditions tenant aux caractéristiques des titres souscrits (exclusion des sociétés cotées sur un marché réglementé), bofip.impots.gouv.fr/node/15602
- Option Finance : Moins d’opérations sur les marchés financiers en 2025 (rapport annuel de l’AMF, 5 admissions, 2026), optionfinance.fr/actualites/moins-doperations-sur-les-marches-financiers-en-2025.html
- AMF : L’AMF annonce de nouvelles mesures pour faciliter l’accès à la cotation (communiqué, prospectus unique, communication en amont, prix, 2025), amf-france.org/fr/actualites-publications/communiques/communiques-de-lamf/lamf-annonce-de-nouvelles-mesures-pour-faciliter-lacces-la-cotation
- ABC Bourse : calendrier des introductions en Bourse (2026), abcbourse.com/marches/intros
- Lise : Listing (supervision, document d’information sous 12 M€, ordres sur la plateforme), en anglais, lise.com/en/about/listing
- Lise : Lise inaugure la première IPO tokénisée avec l’introduction en Bourse de ST Group (communiqué, premier arrivé, premier servi, 2026), finyear.com/lise-inaugure-la-premiere-ipo-tokenisee-au-monde-avec-lintroduction-en-bourse-de-st-group-le-9-avril-2026
- Euronext : Younited s’introduit sur Euronext Paris (communiqué, fusion avec Iris Financial, double cotation, 2025), euronext.com/sites/default/files/2025-01/2025.01.20_Euronext_CP_Younited.pdf